Le statut légal de la voyance en France

La voyance fait partie du quotidien d’un bon nombre de personnes en France. Si elle est souvent soumise à des critiques, cette activité existe depuis longtemps et apparemment a encore un temps indéterminé devant elle. Mais quel est le cadre légal de la voyance sur le territoire français ?

L’essentiel de la voyance

La voyance est une activité classée comme occulte et qui existe depuis bien longtemps, plus précisément vers le 6è siècle avant J-C. Sa pratique ne fait aucune distinction ni d’âge ni de sexe. Les supports utilisés peuvent être : une boule de cristal, des cartes de Tarot ou encore les nombres. De ces accessoires se basent les talents de chaque voyant. Si certains sont plus à l’aise dans la cartomancie, d’autres excellent dans la numérologie ou la tarologie. On peut aussi trouver d’autres spécialités comme la chiromancie ou encore l’astrologie. Actuellement, la France recense plus de 100.000 pratiquants et qui disposent d’un statut légal.

Les limites juridiques de la voyance en France

Bien que l’activité de voyance soit assez populaire, il est nécessaire cependant d’exercer son travail dans les cadres de la loi. En effet, les voyants prennent un gros risque face à la dénonciation. Le plus judicieux sera donc de pratiquer en toute légalité. En France, on reconnaît divers statuts de la voyance :

  • L’entreprise individuelle en nom propre :

Ce type de voyance englobe une activité en plein développement, mais soumise à divers aléas pour les cotisations sociales. Ces dernières sont déduites des bénéfices et sont très variables en fonction des années.

  • La micro-entreprise :

C’est un statut assez simple et courant. Le paiement des cotisations sociales se base sur les chiffres déclarés. Le voyant n’est pas obligé de recourir à diverses démarches administratives ou encore juridiques.

  • L’EURL :

Ce statut est conseillé pour les voyants qui ont une activité très développée. Ils fixent eux-mêmes leur rémunération qui servira de base pour l’estimation des cotisations sociales.

  • Pour la SASU :

C’est un statut qui est réservé aux activités dont l’intensité augmente de plus en plus. Il permet d’éviter la sécurité sociale qui est destinée aux indépendants.

La liberté d’exercer la voyance

Si auparavant, l’activité d’un voyant était régie par l’ancien Code pénal en son article R34-7, aujourd’hui elle s’exerce librement. Le métier dans la voyance ne requiert aucun diplôme, cependant, il est interdit au pratiquant d’exercer la médecine s’il ne dispose pas d’un statut légal de médecin. Normalement, le voyant doit informer son client qu’il ne dispose pas de pouvoirs de guérison et ne sont pas en droit de soigner. L’exercice de la voyance repose sur l’expérience du pratiquant, mais également sur d’autres compétences. Ce sont par exemple la capacité de communiquer afin de mettre en confiance la confiance, l’écoute, mais aussi une notion en psychologie.

Le voyant dispose de divers moyens pour se faire une réputation. Le bouche-à-oreille est le plus courant, le moins coûteux, mais sûrement une méthode très efficace. Certains professionnels n’hésitent pas à faire usage de la technologie pour approcher la clientèle. Vous avez par exemple internet où les pratiquants peuvent se faire connaître via un blog de bon référencement ou encore grâce à un site web.

Le démarchage par téléphone se fait encore aussi de nos jours, mais est très réglementé. Les anciennes méthodes ont toujours aussi leurs résultats, tels que les annonces dans les journaux ou encore à travers les magazines dédiés aux sciences occultes. Les annuaires papier sont aussi encore pratiques. Les réseaux sociaux sont également des supports intéressants pour avoir un impact direct sur la clientèle cible.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*