Au tribunal d’Évry, la provocation d’un prévenu bouleverse l’audience

Un prévenu se présente devant le tribunal judiciaire d’Évry-Courcouronnes, accusé de détention de stupéfiants et menaces de mort. L’audience prend une tournure inattendue lorsque le prévenu multiplie les provocations, obligeant la juge à demander un renvoi.

Une arrivée remarquée au tribunal

« J’ai la dalle, ouais ! » C’est par ces mots que le prévenu interrompt la quiétude de la 10e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire d’Évry-Courcouronnes. D’emblée, l’homme manifeste son impertinence envers les agents pénitentiaires, réclamant avec virulence de quoi se sustenter. La juge tente de ramener le calme : « Monsieur C. ? » – « Oui, c’est moi Madame ! » répond-il avec emphase.

Des faits graves et un comportement déroutant

Monsieur C. est jugé en comparution immédiate pour diverses infractions, notamment la détention de stupéfiants. Il nie vigoureusement les accusations portées contre lui malgré l’évidence des preuves. Sa défiance envers l’autorité judiciaire ne fait qu’accroître lorsqu’il interrompt la magistrate : « J’ai pas dit ça ! » Un avertissement ferme est alors prononcé par la juge qui sent sa patience mise à l’épreuve.

L’attitude provocatrice du prévenu

Les circonstances de son arrestation sont évoquées : possession d’un sachet contenant quatre grammes de cocaïne et d’une arme blanche. Face aux enquêteurs, il n’a fait preuve d’aucune coopération, justifiant simplement que le couteau servait à « manger du saucisson ». Ses propos violents lors de sa fouille soulèvent l’inquiétude sur son potentiel dangerosité.

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Une vie marquée par l’incarcération

Interrogé sur son passé judiciaire déjà chargé, Monsieur C. semble prendre conscience de la gravité de son casier : huit condamnations en trois ans. Son indifférence face au processus de réinsertion est flagrante et suscite l’intérêt du tribunal sur sa capacité à s’intégrer dans la société.

La révélation qui change tout

C’est alors qu’une information cruciale surgit : le prévenu évoque être sous curatelle. La juge s’exclame stupéfaite que dans ces conditions, il ne peut être jugé immédiatement. L’affaire prend un tour inattendu et doit être reportée pour permettre une évaluation plus approfondie du discernement et des facultés cognitives du prévenu.

Vers une expertise psychiatrique

Finalement, après délibération sur sa situation juridique complexe et dans l’attente d’une audience ultérieure, une expertise psychiatrique est ordonnée par la juge qui prononce également un mandat de dépôt. Le sourire provocateur du prévenu ne faiblit pas alors qu’il est reconduit en détention.